Nous avons choisi de commencer notre voyage par un séjour organisé. Faire la Mongolie par nous-même nous semblait compliqué et nous souhaitions aussi avoir l’impossibilité de reporter le début du voyage (sans quoi nous l’aurions probablement fait puisqu’on n’était vraiment pas prêtes du tout !).
Nous avons choisi l’agence Horseback Mongolia car leurs circuits semblaient intéressants et moins chers que la concurrence.
A la base, nous devions faire un circuit Trek et Cheval avec 4 jours de randonnée équestre et 4 jours de randonnée pédestre, en autonomie, sous tente. Personne d’autre n’ayant souhaité suivre ce circuit, nous avions l’option de soit payer plus cher, soit nous rediriger vers un autre circuit. Nous avons opté pour un autre circuit, appelé les Merveilles de la Mongolie. Certes, il y avait beaucoup plus de voiture prévue, mais il permettait de voir beaucoup plus de pays. Malchance ou chance ? Après coup, vu le froid et les douleurs liées au cheval (confort de selle et surtout articulations !), on est plutôt contentes de cette tournure d’évènements !

Nous sommes donc arrivées le lundi 3 septembre à Oulaan Bataar et, après avoir rencontré notre groupe et notre guide (Zola, parce que son vrai nom était trop compliqué pour nous), nous avons été voir le musée national d’histoire, ainsi qu’un spectacle de musique et danse traditionnelles. Les sons que les chanteurs tirent de leur gorge sont assez impressionnants.

Le lendemain, nous sommes partis pour Mörön en avion. Le taxi et la guide étaient en retard, ce qui fait qu’avec les bouchons, nous sommes arrivés 40 minutes avant le départ de l’avion… 1h30 plus tard, nous étions sur place, nous rencontrions notre chauffeur Billgai, et prenions place dans le van.

Nous sommes allés encore plus au nord, au bord du lac Khövsgöl, que l’on a rejoint par une route, puis par une piste, bien secoués dans le van ! Là-bas, nous avons passé trois nuits dans un « camp de touristes » (autrement dit, un endroit où il y a une yourte par couple, des sanitaires avec parfois de l’eau chaude et une cantine).

Normalement, nous devions passer la seconde nuit dans une yourte que nous aurions transportée dans une charrette à yacks puis montée nous-même. Mais vu les conditions climatiques (grêle, pluie et froid), notre guide a adapté le programme et nous avons fait une journée de randonnée à cheval, avec montage de yourte sur le temps de midi et retour au camp pour la nuit. Le lendemain, nous avons également pu faire une balade à cheval sur les rives du lac. Les balades à cheval étaient accompagnées par les éleveurs-propriétaires des chevaux, qui nous même accueilli chez eux pour un thé-biscuit et prêté des vêtements chauds plus que bienvenus ! Nous avons également vu des paysages vraiment magnifiques, bien mieux appréciés à cheval qu’en voiture.

Nous avons passé les trois nuits suivantes chez trois différentes familles, sur notre route (ou plutôt piste !) vers le sud. Nous y avons dormi dans des yourtes, ensemble avec le groupe. Chaque fois qu’on était près d’un cours d’eau, on s’arrangeait pour chauffer de l’eau pour prendre une petite douche (portable Quechua). Nous n’avions encore jamais pris des douches avec d’aussi belles vues !

Avant d’arriver chez la seconde famille, nous avons connu la seule crevaison de notre séjour. Vu les routes/pistes, c’est un miracle ! Notre chauffeur était vachement bad-ass, à 60km/h dans la piste.

Dans cette famille, nous avons pu participer à la préparation du repas, en faisant des ravioles, spécialités locales très bonnes, farcies au mouton, patates et oignions ! Et (en guise de dessert ?) nous avons pu goûter à une spécialité de luxe locale : marmotte cuite aux pierres brulantes ! Nous avons aussi pu assister à la traite des yackettes le lendemain matin à 7h.

Le 3è jour, nous avons fait l’ascension du volcan Khorgo. L’ascension en elle-même n’est en rien compliquée, mais traverser la plaine qui y mène est une toute autre affaire… Il s’agit d’une étendue de roches volcaniques explosées, ce qui donne un chemin de petits rochers qui bougent, extrêmement casse-gueule, et qui plus est, peuplé de plein d’araignées. Bref, le Mordor !

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Tsetserleg, pour aller voir un monastère-musée. Vraiment décevant, car il s’agit uniquement d’un musée « généraliste » comme celui d’Oulan Bataar et qu’on n’a pas pu aller jusqu’au petit temple qui était visible derrière le musée sur la colline. De là, nous allons vers les « sources chaudes » de Tsenkher. Là encore, déception, car il s’agit simplement d’un camp de touristes avec une piscine d’eau chaude (et pas encore si chaude que ça vu le temps : froid, vent et pluie).
Direction la vallée de l’Orkhon, en passant par le monastère de Tovkhon. On y va à pied, en faisant une petite rando d’environ 5km sur des chemins un peu marécageux. Le monastère en lui-même est assez mignon, et encore en activité (2 moines sont actuellement là en retraite). On passe à la grotte de la « renaissance » à laquelle on accède par un petit sentier le long du rocher sur lequel le temple a été construit.

Le soir même, on arrive chez les éleveurs chez qui on va passer deux nuits. On part le lendemain matin pour une balade à cheval, qui nous mène aux chutes de l’Orkhon (rivière dont la vallée tire son nom). La balade est beaucoup moins enivrante car les éleveurs sont assez stressés et tiennent tous les chevaux à la longe, sauf celui de Syl qui est un gros mou. Les chutes sont néanmoins assez impressionnantes par leur débit et le coin est très mignon.

Comme on rentre assez tôt au camp, on se fait une douche et surtout une masta lessive. On aurait peut-être mieux fait de s’abstenir, car ce soir-là, se prépare un barbecue mongol, qui finit par être cuit dans notre yourte, où sèche notre linge. Miam, l’odeur de mouton et de fumée, que du bonheur.
On quitte la vallée de l’Orkhon pour aller vers le mini-Gobi, en s’arrêtant à Kharakhourum, cité légendaire de Chinggis Khan. Il n’en reste pour ainsi dire rien, puisqu’elle a été détruite au 14è siècle par les Chinois. On visite le monastère qui a été construit sur les ruines de l’ancienne capitale sous un vent glacial. Le monastère, assez petit, se trouve dans une enceinte constituée de 108 stupas sacrés qui est vraiment grande : il est possible de faire du foin à l’intérieur !

On part vers le mini-Gobi et ses chameaux ! Il s’agit d’une bande très étroite (+/- 500m) et de 80km de long de sable au milieu de la steppe. On va en fait sur les bords de la montagne sacrée Khogno Khan, rejoindre un camp de tipis géré par Horseback. C’est très joli, mais la perspective de dormir dans un tipi sans feu nous a empêché de profiter vraiment des environs.
On a survécu à la nuit, et le lendemain, nous sommes allés voir le monastère du moine Erdene dont un temple est construit à flan de montagne. Comme pour la plupart des autres complexes de temples, il ne reste plus grand-chose suite à la répression des années 30.

Nous allons ensuite jouer les touristes pour une promenade-caravane à dos de chameau dans les dunes du mini-Gobi.

Il nous reste encore beaucoup de route pour rejoindre la réserve de Khustai (KNP) dans laquelle ont été réintroduits les chevaux sauvages de Przewalski (Takhi en mongol). Nous avons la chance d’en voir plusieurs hordes, d’assez près.

Nous sommes arrivés assez tard dans la famille qui nous attendait avec un repas chaud, parce qu’on s’est perdu suite à la disparition de la piste. C’est le seul moment du séjour où la guide et le chauffeur n’étaient pas à l’aise… Celui-ci a d’ailleurs coupé la musique qu’il nous a fait écouter en boucle depuis le début du séjour, au point qu’on arrivait presque à chanter les chansons en mongol.

Le lendemain, on quitte le parc national pour rejoindre Oulaan Bataar et ses bouchons et se diriger (lentement !) vers le Gandan Tegchenling, monastère principal d’Oulaan Bataar où il y a l’université bouddhiste et plein de moines apprenants (aussi des tous petits !). Après ça, retour à l’hôtel et après-midi libre / shopping. Pour les autres du groupe, le séjour était fini et pour nous, on s’est posé à La Petite Marmotte, une petite guesthouse sympa, pour se reposer et faire des lessives (après 15 jours dans la nature à mettre et remettre nos affaires, ça sentait un peu le bouc… ou le mouton !).

J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir
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Ça n à pas l air évident mais qu’elle belle expérience et les photos sont dignes d’une vraie photographe. Une carte postale. Est ce sympa de dormir dans une yourte ? Il fait quelle température ? Amusez vous bien les filles. Bisous
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Merci! Pour la yourte, c’est joli et cosy, mais vu le froid et le feu, ça caille vachement pour nous pauvres frileuses européennes! 😉 La plupart des gens qu’on rencontre ont attrapé la crève! Ça descend en-dessous de 0 la nuit et la journée, ça dépend du soleil, ça peut monter jusqu’à 15-18, mais dans la steppe, il y a toujours du vent qui transperce.
Bisous à vous 4 (+à la crevette! 😉 )!
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Première étape pleine de belles découvertes
Merci de ce partage d’expériences et de belles photos.
Bon vent pour la suite.
Kiss parentaux
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Je me risque à faire un tour sur votre mail… j’en oublie le temps! De + je suis à un atelier informatique et je vais rapidement devoir stopper ici ma rando sur votre fameux périple tout en étant à un atelier libre d’informatique BRAVO A VOUS 2 TOUS MES VOEUX vous accompagnent et + encore. Je vous embrasse,
Françoise
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