Comme organisé avec notre guide de la veille, nous avons quitté notre guesthouse vers 6h40. Il y a eu un gros orage la nuit, et il pleut encore un peu du coup, on emballe nos sacs dans leur housse de transport. La chauffeur d’hier nous accompagne à la « gare des bus » dans un pick-up assez classe. On n’aurait jamais trouvé la « gare » par nous-même. C’est un espace de tôle abrité de la pluie avec juste les horaires affichés. En fait le comptoir est fermé et devrait ouvrir à 7h. Des locaux arrivent et attendent avec nous. Le guichet n’ouvre qu’à 7h15 et le bus arrive presque en même temps. Tant puis pour le ticket, on le prend dans le bus. L’hôtesse qui nous accueille est assez clairement un homme… On trouve ça assez fou et très positif que les travestis puissent travailler sans soucis ici. Le bus est très confortable et nous amène bien à l’heure à Saraburi. Là, dès notre sortie du bus, un gars nous demande si on va à Poipet et on lui dit qu’on va à Sakaeo (le guide de la veille nous avait expliqué toutes les étapes pour arriver à la frontière). Il nous montre le bus et on lui demande où on achète les tickets. Il ne comprend rien donc on va à l’information qui nous confirme que c’est le bon bus et qu’on achète les tickets dans le bus. Il est 8h30, le bus est censé partir à 9h donc on va chercher de quoi se sustenter un brin (du sticky rice avec du poulet (miam), boulettes de poulet chaudes (miam) et du maïs (moins miam, il a un goût bizarre le maïs ici…)).
Le bus ne part qu’à 9h30, après le passage du 15e petit vendeur de riz, mangue et eau. L’attente est censée être rendue plus tolérable par une vidéo de karaoké-soap mise en boucle… ou pas !
Ce deuxième bus est plus long, environ 3h30. Mais nous nous occupons avec un brin d’écriture et en écoutant Harry Potter en audio-book (et aussi une petite sieste pour Luce).
A Sakaeo (aussi écrit Sakaew), nous prenons un troisième bus, beaucoup moins confortable, qui doit nous mener à Aranyapratet, la ville qui se situe à 10 km de la frontière. On pense qu’on doit sortir là, mais les gens restent dans le bus, qui va en réalité jusqu’à 1 km de la frontière, top !
On fait ce dernier km à pied et les tuk-tuk ne se montrent pas trop insistants, voire limite admiratifs.
Le cachet thaï se fait sans aucun soucis (il faut aller jusqu’au bâtiment au bout de la route, toujours suivre les « passport control » et ne pas se laisser distraire).
Pour le passage au Cambodge, c’est moins bien indiqué. Il y a, en plus, plein de gars qui trainent le long des trottoirs fermés par des balustrades. On doit donc passer très proches d’eux, et ça ne nous rassure pas. Mains dans les poches sur le portefeuille et le smartphone pour éviter toute tentative. On n’aura pas de soucis, mais ça nous donne un sacré sentiment d’insécurité.
Puis on trouve le petit bureau des visas on arrival (suivre aussi « passport control », allez savoir pourquoi !) . Comme on a lu pas mal sur le passage même de la frontière, on sait que ça coûte 30$ et pas un baht de plus ! Donc quand il nous demande 30$ + 100 bahts, on lui montre gentiment son panneau où il est mis 30$ et il n’insiste pas. Il a l’habitude !
On reçoit notre passeport avec notre visa écrit à la main et collé à la colle dedans. On passe au vrai passport control et nous voilà dans la foule cambodgienne. Malheureusement, nous avons fait un oubli anti-stratégique : on a oublié de télécharger le Cambodge sur maps.me ! Du coup, on se sent complètement paumées, sans armes face aux rabatteurs cambodgiens. On sait qu’il y a une gare des bus, censée être accessible via une navette Capital tour gratuite, mais on ne trouve pas cette navette et comme la gare est assez loin, ça implique qu’on aurait dû prendre un tuk-tuk. On n’est pas très emballées par cette idée car on sait, toujours via les blogs d’autres voyageurs, qu’ils arnaquent à fond et conduisent les gens au mauvais endroit exprès pour les forcer à prendre un taxi. En plus, il commence à être tard, et on a donc peur de l’obscurité et surtout de ne plus avoir de bus à l’arrivée à la gare. On craque finalement pour un taxi partagé pour 10$ chacune. C’est cher payé mais c’est plus sécurisant. On prend par contre la précaution d’insister auprès du rabatteur pour que le taxi nous conduise réellement jusqu’à notre hôtel, ce qu’il accepte.
On passe environ 2h dedans. En effet, Siem Reap est à +/-150 km, sur une route une bande (enfin, on peut quand même s’y croiser à deux bus et une voiture…) où des vaches circulent aussi… Ne pas stresser, ils s’y connaissent !
On arrive finalement à Siem Reap et évidemment l’embrouille classique, le taxi veut nous déposer chez un tuk-tuk pour la fin du voyage : gratuit, gratuit ! C’est ça, oui… On lui dit que qu’on ne paiera qu’à l’hôtel, peu importe qui nous y emmène. Ça palabre pas mal, aussi avec le tuk-tuk guy qui avait déjà ouvert la porte pour qu’on sorte du taxi, mais on l’emporte et le taxi nous amène donc à Onederz, notre hostel pour Angkor.
Récap’ des infos utiles
– Bus Pak Chong > Saraburi : départ 7h20 – une cinquantaine de bahts par personne
– Bus Saraburi > Sakaeo : départ (théorique) 9h – 120 bahts par personne
– Bus Sakaeo > Aranya Prathet : départ vers 13h30-14h – une cinquantaine de bahts par personne
– Aranya Prathet > Frontière : fait à pied (10 minutes)
– Visa on-arrival à Poipet : 30$ (et pas un baht de plus) par personne
– Poipet > Siem Reap : 10$ par personne en taxi partagé (4 personnes dans le taxi) > on aurait pu mieux négocier
