Après déjà deux semaines d’aménagement de notre van, et vu notre impression de ne pas avancer, nous avons décidé de se prendre une petite pause. Nous n’avons pas encore écrit à ce sujet car nous souhaitions pouvoir écrire une première partie sur l’isolation et le recouvrement des murs, plafond et sol… nous pensions que cela serait fini en 1 semaine et nous n’en avons toujours pas terminé après 2 ! D’où une légère déprime… et donc la nécessité de se changer les idées. Et cela tombait bien puisque nous devions changer de Helpx et quitter la Bay of Plenty (à l’est de l’île nord) pour les environs de Wellington (au sud de l’île nord). Le trajet étant très long, nous l’avons coupé en deux et nous sommes arrêtées près du lac Taupo et du mont Tongariro où il y a une magnifique randonnée. Voilà qui était parfait !

Nous avons pris la navette de 6 heures du matin pour commencer le plus tôt possible et éviter les grosses chaleurs pendant l’ascension. En effet, le Tongariro Alpine Crossing c’est 19,4 km, 7 heures en moyenne et environ 800 mètres de dénivelé positif et plus de 1000 mètres de dénivelé négatif.
Il est question de bien s’équiper car le matin est très frisquet et que le vent souffle toute la journée. Nous avons donc été débarquées vers 6 heures 30, habillées de gros pantalon, polar, veste, bonnet, buff et gants, et nous voilà en route.

Le début ne monte pas trop, nous nous enfonçons dans la vallée pour rejoindre les pentes des volcans qui forment une sorte de chaîne montagneuse. Nous sommes entourées de bruyères mauves et de roches volcaniques recouvertes de mousses laiteuses.

Le paysage est magnifique dans le soleil levant et surtout, nous nous rapprochons de plus en plus du mont Ngauruhoe qui n’est autre que la montagne du Destin dans la saga du Seigneur des anneaux dont nous sommes assez fans. Pour les geeks que nous sommes, quelle aventure incroyable de pouvoir grimper à côté de ses pentes ! Car oui, après avoir atteint le bout de la vallée, nous arrivons à l’Escalier du diable… et à la plus grosse montée de la journée (mais pas la dernière !). C’est difficile et nous faisons pas mal de pauses pour reprendre notre souffle entre les volées. Finalement, nous arrivons au South crater où nous nous arrêtons pour une barre de céréales bien méritée, en contemplant la mer de nuage qui recouvre toute la vallée.

Nous traversons le cratère immense qui se trouve au pied de la fameuse montagne et nous prenons d’ailleurs quelques photos « gollumnesque ».

Nous entamons ensuite l’ascension vers le Red crater, point culminant de la randonnée. Le soleil est déjà haut dans le ciel et nous commençons à subir la chaleur et le monde car, étant assez connu, il est aussi très couru ! Au point que nous devons parfois faire la queue pour avancer.
Nous arrivons finalement au-dessus du cratère rouge, absolument incroyable dans son apparence tant du point de vue de ses couleurs que de ses formes !

Des fumeroles s’échappent encore de ses pentes, ce qui est toujours très rassurant. De là, la vue sur les alentours est spectaculaire. On a une vue à 360° sur la montagne du Destin, la mer de nuage au loin, la formation rouge du cratère et la vallée engloutie par la lave des volcans, ainsi que les lacs en contre-bas, vers lesquels nous allons nous diriger : le lac bleu et le lac émeraude.

Vient maintenant la partie que nous avons trouvée la plus difficile et pénible de la journée : la première descente assez pentue dans la poussière et les cailloux volcaniques qui font qu’un pas te descend de 50 cm directement. Si au moins la piste était large… mais non, elle est bordée de précipices à droite et à gauche qui donnent sur les cratères… ça fait une belle noire, sur laquelle nous avons fait la feuille morte sans honte ! Elle nous aura pris du temps, mais on arrive en bas avec nos 2 chevilles. On regrette seulement que le chemin soit aussi difficile parce qu’on n’a pas savouré autant qu’on l’aurait voulu la vue sur les lacs.

Nous prenons notre temps et faisons le tour des petits lacs aux eaux si particulières, en respirant au passage des grandes bouffées de souffre. Puis nous rejoignons le lac bleu par notre dernière vraie montée de la journée. Et c’est au-dessus de celui-ci, avec vue sur le cratère, la montagne du destin, la langue de lave et évidemment le lac, que nous cassons la croûte avant d’entamer la looooongue descente.

Il nous reste en effet 10 km et environ 1000 m de dénivelé négatif. On s’attendait à perdre la beauté du paysage, mais on se trompait. Car après être passées de l’autre côté, c’est la vue sur l’immense lac Taupo et toute sa vallée qui nous attendait. On a quitté cette belle vue seulement à quelques kilomètres de la fin, lorsque l’on s’est enfoncées dans la forêt.

Malgré la vue magnifique, la vision de ce sentier qui n’en finit pas de serpenter le long de la pente avait quelque chose de déprimant quand même… et de fait, pendant la majorité de la descente, le paysage ne change pas d’un poil, ce qui donne l’impression de ne pas avancer. En dépit de cette impression, nous avons fait une assez bonne descente, à un rythme assez soutenu, car nous voulions attraper notre navette de retour et ne pas devoir attendre la suivante.
On était bien épuisées à la fin et nos muscules réclamaient du repos, mais nous sommes vraiment très contentes d’avoir pris le temps de faire cette randonnée en été et d’avoir eu l’occasion de contempler ces paysages grandioses. We did it!


Whoow, cela fait du bien d’avoir de vos nouvelles et quels paysages!!!
j’espère que cela vous aura regonflées pour la suite des travaux d’habitation. .
Kiss parentaux
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Super de vous decouvrir acharnées pour la rando et des paysages fabuleux. Bonne suite. Vous avez toujours l’art de trouver les coins splendides. Bise
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