1ière étape : Chez Devyn
Nous avons débuté l’aménagement de notre van le 3 février. Nous avons quitté Opotiki, où nous avions travaillé pour Inder dans les champs de kiwis, pour rejoindre un « farm stay » airbnb près de Hamilton, au sud d’Auckland, dans le charmant, mais très perdu, coin de campagne dénommé Morrinsville.
Nous avons débarqué chez Devyn, notre hôte, en début d’après-midi et après avoir vidé entièrement le van de toutes nos affaires et les avoir entreposées dans l’heureusement grande chambre, nous avons entrepris de vider véritablement le van de tout ce qui s’y trouvait. Nous avons démonté les meubles, gardé toutes les vis dans un tupperware et c’est tout ce que nous avons fait cette première journée d’une loooongue série.

Nous avons passé 8 jours chez Devyn et nous avions planifié de le quitter avec une belle boite. C’est-à-dire, sol, murs et plafond isolés et recouverts de lambris. Tel était le plan initial. Mais il s’est avéré que la découverte des magasins de construction néo-zélandais allait nous prendre bien plus de temps et nous retarder sur ce programme. Quant au lambris, vu le prix et le poids de celui-ci, on a vite changé d’avis !
Le deuxième jour, nous avons entrepris de démonter le reste des meubles, de retirer les rails des sièges arrière, vestiges d’une autre époque, la moquette et la plaque d’OSB qui constituait le sol, ainsi que le revêtement du plafond. Beaucoup de surprises nous attendaient. D’abord, ce dernier était absolument immonde et poussiéreux à souhait. Ensuite, les rails n’ont pas été une partie de plaisir. Après avoir trouvé les outils appropriés avec l’aide de Devyn, nous avons entrepris de les démonter, lorsque nous avons entendu un bruit étrange sous le van… car oui, les vis des rails soutenaient également des caches sous le van et nous avons dû nous glisser dessous, grâce à notre mini-skate très utile pour le coup, pour essayer de revisser les vis au bon endroit et remettre les caches en place. Enfin, nous n’avons pas pu retirer la moquette car il nous fallait d’abord retirer les rivets qui la maintenaient au sol, découvrant par-là même l’existence de ce genre de fixation.
Les jours suivants ne se sont pas avérés meilleurs. En retirant la moquette et la plaque d’OSB dessous, nous avons découvert une sorte de couche de mélasse noirâtre, recouverte de peinture blanche qu’on ne savait pas très bien comment enlever, ainsi que pas mal de trous dans la carrosserie et un câble électrique inexpliqué qui avait vraisemblablement été ajouté, mais qui n’était connecté à rien…
Notre découverte des magasins afin d’y trouver de l’isolant et d’autres matériaux de construction n’a pas non plus été facile. Nous avons tergiversé sans fin sur l’utilisation de frigolite ou de polystyrène, allant même jusqu’à acheter les deux, avant de trouver ailleurs, un isolant bien plus efficace et écologique (fibre de polyester 100% recyclée) et de devoir ainsi aller rapporter nos achats précédents. Heureusement pour nous, la politique de retour est assez étendue en Nouvelle-Zélande !
Nous voilà donc parties dans une nouvelle direction, nécessitant de poser une structure en bois sur le sol pour pouvoir y intégrer la fibre de polyester avant de la recouvrir d’une plaque de contreplaqué.
Tout ça prend du temps. Rien que la prise de décision, les achats et les allers-retours à Hamilton sont terriblement chronophages.
Après avoir terminé le sol, nous nous attaquons à l’isolation des murs et plafond, mais celle-ci implique également d’avancer sur l’électricité car les câbles et gaines devront y être intégrés.

Nous quitterons donc Devyn avec un van décrassé, un sol, des murs et un plafond isolés, mais non recouverts, et des câbles qui pendent d’un peu partout ! Ce n’était donc pas la jolie boite escomptée, mais nous avions quand même bien avancé compte tenu du changement de plans niveau isolation.
2ième étape : Chez Nickie et Dave, notre premier helpx
Pour limiter les coûts, nous avons opté pour continuer notre travail dans un helpx. Le concept est assez simple : logement et nourriture contre 3 ou 4 heures de travail par jour.
Sur papier, ça donne bien, mais en pratique, nous avons trouvé que construire un van en parallèle n’est pas idéal. En effet, après une matinée de travail (jardinage, grand nettoyage, …), nous sommes assez fatiguées et il est assez difficile de s’y remettre.
Par contre, les hôtes helpx proposent généralement d’utiliser leurs outils et nous avons ainsi pu travailler dans un vrai atelier, ce qui était quand même plus pratique que notre établi-minute pas très stable.
Nous sommes restées une semaine chez Nickie et Dave, dans un très joli coin près de la mer. Malgré cette semaine supplémentaire, nous ne les avons pas quittés avec une boite, mais avec seulement 2 murs… Ouch ! Il faut dire que les murs d’un van de type Toyota Hiace sont courbes. Pour des novices comme nous, il s’agissait vraiment de commencer par le plus compliqué ! Pour pouvoir accrocher les plaques de contre-plaqué 4mm avec un bel effet bois que nous avons trouvées à Tauranga, nous avons dû construire une structure qui allait en s’amincissant vers le haut pour atténuer l’effet courbe. La structure est fixée directement dans la carrosserie grâce à des vis auto-perforantes et nous a permis de rembourrer les fenêtres condamnées d’isolant.

Nous avons profité d’avoir un vrai atelier pour découper déjà toutes les plaques murales, ainsi que le plafond, même si nous n’avons pas eu le temps de toutes les poser. Nous avons également dû faire notre choix des luminaires et en tenir compte pour préparer la plaque du plafond puisque nous souhaitions des spots intégrés.

Malgré ces progrès, il faut bien dire qu’après déjà 2 semaines, nous n’avons pas avancé autant qu’on l’aurait voulu, ce qui génère pas mal de frustration et un brin de désespoir, qui n’aident en rien nos humeurs respectives. Nous décidons donc, en quittant Nickie et Dave, de s’offrir une petite pause et de faire la randonnée du Tongariro Alpine Crossing, sur le chemin pour le sud de l’île nord où nous nous dirigeons ensuite.
Petite vidéo de cette première phase :
La suite de l’aménagement ? C’est par ici!
