HAPPY 30!!!

Finalement, après plusieurs mois d’attente, nous nous sommes finalement offert nos cadeaux respectifs pour fêter nos 30 ans… Un saut en parachute au-dessus des Alpes néo-zélandaises, et plus précisément près du mont Earnslaw, représentant le grand Caradhras dans le Seigneur des anneaux. Geek style !

Pour ce faire, nous nous rendons à Queenstown, la ville la plus touristique et la plus chère du pays (et que nous aimons du coup le moins) où nous réservons notre saut. Nous devons cependant attendre 3 jours dans cette ville avant que la météo ne soit assez clémente que pour nous permettre de faire le grand plongeon.

Nous ne nous laissons pas trop abattre par ce temps maussade et en profitons pour faire de nouvelles recherches concernant la suite de notre périple, mais surtout pour randonner le Ben Lommond track que nous n’avons pas encore fait. Evidemment, comme la météo était annoncée sèche, il a plu des trombes d’eau et nous sommes donc parties plus tard, c’est-à-dire trop tard pour pouvoir monter jusqu’au sommet. Nous avons quand même pu atteindre une hauteur suffisante pour avoir de belles vues sur le lac Wakatipu et Queenstown, et nous faire un pic-nic typiquement néo-zélandais avec une vue incroyable sur les montagnes, mais aussi très très froid. La rando n’est pas techniquement compliquée mais monte fort et fait par conséquent partie de notre programme de remise en forme après nos 4 mois moins sportifs !

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L’excitation commence ensuite à monter lorsque nous nous retrouvons la veille du saut sur la route pour Glenorchy où nous dormons en free camp. Nous avons à la fois hâte de voir d’en-haut ces magnifiques paysages que nous n’avons que vu d’en-bas, mais Luce commence aussi à stresser un peu.

Le lendemain matin, nous rejoignons l’airfield d’où nous allons décoller avec une légère incertitude car il y a un énorme amas de nuage… allons-nous pouvoir sauter et si oui, allons-nous voir quelque chose ?

La réponse à ces deux questions est oui ! Après une bonne grosse heure d’attente et une petite vidéo sur les positions et équipements (un gilet de sauvetage, vraiment ?!), nous enfilons les combis et les bonnets ridicules ainsi que les baudriers, et nous grimpons avec notre tandem master dans le petit avion orange. Après une ascension d’une dizaine de minutes avec des vues spectaculaires sur les montagnes (le lac est toujours sous une couche de nuage) et pendant laquelle nos instructeurs respectifs nous accrochent à eux, la petite lumière près de la porte passe au rouge. Cela signifie que nous avons 2 minutes avant de sauter. Puis la lumière passe au vert et l’instructeur de Luce, qui passe en premier, ouvre la porte sur le vide. Luce se met en position, les pieds joints sous le bord de l’avion, les mains accrochées à son harnais et la tête collée à son instructeur. Elle hésite à fermer les yeux face au spectacle, mais opte finalement pour une tête d’hallucinée avec les yeux grands ouverts et un sourire collé sur le visage. L’instructeur nous pousse dans le vide sous les yeux pas du tout stressés de Syl qui passe après. Et là, la sensation n’est pas du tout celle à laquelle on s’attendait… Avant que l’instructeur nous donne le feu vert pour écarter les bras et avoir l’impression irréaliste de freiner la chute, nous avons vraiment la sensation de… tomber, comme une énorme pierre. La terre nous aspire et nous ressentons comme jamais avant l’attraction terrestre. C’est vraiment flippant en fait !

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La chute dure théoriquement 45 secondes mais cela semble bien plus rapide ! La sensation lors de l’ouverture du parachute est aussi étrange, on se sent tirées violemment vers le haut alors qu’une seconde avant on tombait. Vient alors la partie qui nous permet de profiter le plus du paysage. Nous avons une vue à 360° sur les montagnes, le grand Caradhras et la mer de nuages qui cache le lac. C’est vraiment spectaculaire et cela ne dure pas assez longtemps à notre goût…

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Le sol s’approche d’ailleurs bien trop rapidement. Luce foire un peu son atterrissage car elle se met à courir au lieu de simplement relever les jambes et glisser assise sur l’herbe. Syl suit Luce de près et réussit son atterrissage. On se relève toutes tremblantes, sans encore pouvoir réaliser ce qu’on vient de faire.

On est toutes les deux extrêmement contentes d’avoir eu la chance de pouvoir faire ce premier saut dans un décor aussi sensationnel ! C’est aussi une belle façon de terminer pour de bon nos aventures dans l’Otago pour ensuite entamer notre (lente) remontée vers l’île nord.

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