There and back again, a Patagonian journey – Part 4

Part 4 – Notre lente remontée

Avec un sentiment bizarre et un vide certain, nous reprenons la route à deux. Cela nous demande quelques jours d’adaptation…

Le but est de remonter la voiture vers Temuco, en s’arrêtant dans les parcs nationaux qui seront plus difficilement accessibles lorsque nous serons piétons. Autant profiter de la voiture tant qu’on l’a, et nous décidons même de prolonger d’une semaine la location pour pouvoir avoir plus de temps.

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Nous prenons directement la direction de Puerto Natales, puis nous mettons le cap vers El Chalten (en Argentine), au pied du fameux Fitz Roy (oui, dans cette région, les noms des explorateurs sont utilisés à tort et à travers… un manque d’imagination ou trop de dictateurs ou personnalités ne faisant pas l’unanimité ?). Le vent qu’on rencontre ici est même pire que celui de Punta Arenas, mais heureusement pour nous, nous ne découvrirons cela qu’à la fin de notre rando lorsqu’il se renforce, nous déstabilise et manque d’emporter notre cabaña (en tout cas, c’est notre impression). Retour à la rando… Nous sommes ici expressément pour grimper au pied des tours du Fitz Roy. La rando est assez similaire à celle des Torres (del Paine) mais le sentier qui y est mène est en bien meilleur état, bien que très pentu. On fera au final 26 kilomètres sur cette journée suite à une petite extension d’aventure pour admirer le beau glaciar Pierdas blancas (suspendu !).

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La rando est vraiment très belle tout du long, avec pas mal de variété dans les paysages et globalement très verte. Ici aussi, l’effort est le plus important sur les deux derniers kilomètres et nous peinons mais sommes à nouveau récompensées à l’arrivée à la laguna de Los Tres par des vues dégagées (ce qui était loin d’être gagné !).

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Nous prenons tout notre temps pour faire le tour de la lagune et poussons jusqu’à la vue sur le glaciar Rio Blanco et la laguna Sucia en contre-bas.

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Vient maintenant l’étape de route, puisque nous refaisons la route 40 vers Chile Chico.

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Et pour combler notre vide dans la voiture, nous embarquons avec nous deux autostoppeurs frigorifiés par le vent, qui viennent de Pologne, Anna et Michal. Ils changeront d’ailleurs leur programme et nous accompagnerons au Chili, jusqu’à Coyhaique ! La route est comme à l’aller, longue et droite, mais on a de quoi discuter !

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Ils reviennent juste d’un trek qui a l’air vraiment épatant, avec des points de vue surplombants un énorme glacier et des traversées de rivières en tyrolienne. Il s’agit de la Vuelta al Huemul, sur 4 jours. Si nous en avions entendu parler avant, nous aurions sans doute essayé de la faire…

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Le vent n’a pas diminué sur le trajet, on peut même apercevoir une petite tornade en formation…

Nous passons facilement la frontière (avec une nouvelle fouille du véhicule et bagages dans le scanner) mais plutôt que de refaire la gravel autour du lac, nous optons cette fois pour le ferry qui le traverse et nous mène à Puerto Ibañez. De là, nous allons directement à Villa Cerro Castillo pour voir s’il est possible de faire la rando d’un jour qui mène à la laguna du même nom, mais pas de chance pour nous, il est déjà fort tard aujourd’hui et de la grosse pluie (voire de la neige ?) est annoncée pour les lendemain et surlendemain. Anna et Michal décident également de ne pas rester et de monter avec nous jusqu’à Coyhaique.

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Sommes-nous condamnées à ne le voir que de loin?

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Au vu de la météo vraiment pas très belle des prochains jours, nous décidons de monter vers le nord, en commençant par le parc national Queulat (si ça vous dit quelque chose, c’est parce qu’on a déjà entr’aperçu son fameux glacier suspendu du ferry !). Nous y sommes accueillies avec de la pluie, qui ne cessera que le temps d’une belle rando le lendemain. Nous sommes montées voir le Ventisquero colgante (ledit glacier) d’un point de vue très joli, en traversant au passage des forêts magnifiques.

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Nous avons aussi étrenné notre matériel de camping apporté par les parents de Syl. Verdict… la tente tient bien la pluie mais ne sèche pas vite, et les sacs de couchage, malgré leur bonne réputation et température de confort adaptée, ne sont peut-être pas suffisants pour Luce la frileuse.

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Nous profitons de notre passage à proximité pour aller bien se réchauffer dans les termes de Puyuhuapi. Malgré leur prix d’entrée exorbitant, ça fait du bien de pouvoir se prélasser dans ces basins d’eau chaude avec vue sur le fjord. Nous y voyons même un phoque faire des pirouettes.

Comme la météo ne permet pas d’aller faire la rando du sendero los pumas, nous changeons notre programme et à la place de continuer au nord vers le parc Pumalin en subissant le climat actuel, nous optons pour (à nouveau !) traverser la frontière à Futaleufú. Notre passeport se remplit dangereusement et nous allons devoir commencer pour la suite du voyage à être plus attentives au nombre de frontières à franchir.

Coup dans l’eau, il ne fait pas plus beau de l’autre côté de la frontière… Nous allons malgré tout vers le parc national (argentin) Los Alerces où nous faisons une belle petite rando avec vue sur les lacs et montagnes environnants, entre 2 nuits de camping pluvieuses (serions-nous maudites ?).

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Nous repartons du parc sous le soleil et reprenons la route 40 en direction du nord vers Bariloche. C’est une espèce de « station balnéaire » de ski en hiver et de rando en été, très touristique toute l’année et bondée au moment de notre visite. Par contre, notre impression n’est pas du tout la même qu’au Chili et nous sentons bien qu’ici, il faut bien être sur ses gardes.

Le parc national Nahuel Huapi englobe toute la région, nous allons donc lui rendre une petite visite ! Nous optons, sur recommandation du Routard, pour de la grimpette sur le mont Tronador. La rando débute à Pampa Linda, accessible uniquement via une gravel longue de 36 kilomètres dont l’accès est réglementé (accès vers Pampa Linda de 10h30 à 14h et retour de 16h à 19h30). Du coup, nous n’avons pas pu commencer la rando avant 14h (car cette gravel nous a pris 2 grosses heures, ce à quoi nous ne nous attendions pas). Deux options s’offraient donc à nous : monter, dormir au refuge Otto Meiling et redescendre le lendemain, ou dormir en bas et faire l’aller-retour le lendemain. Nous avons choisi de dormir au refuge, ce qui nous a donné l’occasion d’admirer le coucher (et le lever pour Luce) de soleil sur ces paysages magiques.

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La rando est assez physique, surtout en portant tout notre barda pour la nuit, mais dès qu’on monte un peu, les paysages deviennent incroyables. Vue sur une calotte glacière et ses cascades, sur tout un ensemble de sommets environnants et sur les vallées creusées par les glaciers. Nous sommes sans voix et c’est la première fois que l’on réalise pleinement qu’on est dans les Andes.

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Le refuge est situé entre deux glaciers sur lesquels on peut marcher (avec un guide uniquement) mais qui sont facilement approchables… séance photo obligée ! Notre seule déception est que ni le guide du Routard ni l’office du tourisme ne nous a indiqué qu’il y a des excursions possibles à partir du refuge pour aller marcher sur un des ces glaciers. Nous n’avons malheureusement pas assez de cash sur nous pour en faire l’expérience…

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Lors de la descente, nous avons encore droit à de magnifiques points de vue sur le Tronador et ses glaciers.

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Après Bariloche et Nahuel Huapi, nous mettons le cap vers le nord et passons par la route des 7 lacs (bien qu’on soit sures d’en avoir vu plus…).

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Nous ne nous arrêtons cependant qu’aux points de vue car le timing devient serré pour rendre la voiture, bien qu’en réalité, nous nous sommes trompées d’un jour et aurions pu faire un arrêt près d’un des lacs qui avait l’air bien agréable.

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Du coup, re-passage de frontière à Mamuil Malal après un arrêt à San Martin de los Andes. Cette fois-ci, le passage s’avère plus compliqué. Nous avons en effet prolongé le contrat de location, mais nous avons oublié de demander les papiers nécessaires pour le passage de la frontière ! Oups… 3h30 d’attente, d’appels à l’agence de location, de discussions en espagnol à coups de messages vocaux what’s app entre le douanier et l’agence de location, … nous sommes finalement autorisées à passer, mais uniquement parce que le douanier nous a fait une fleur. Nous aurions normalement dû laisser la voiture et revenir la chercher avec les papiers et en payant une amende ! Nous avons eu énormément de chance de tomber sur un douanier vraiment sympa (et qui pense aller à Tomorrowland l’année prochaine !).

Après cette dernière péripétie avec la voiture, nous prenons la direction de Pucón où nous comptons établir notre camp de base pour les jours à venir. Au programme, écriture (vous l’avez remarqué ?!), recherches, repos, couture et surtout organisation pour la suite du programme ! Nous comptons en effet redescendre pour aller faire tous les treks que nous n’avons pas pu faire.

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And that’s all for now folks!

Une réflexion sur “There and back again, a Patagonian journey – Part 4

  1. Quels paysages fabuleux…Et quand , je vous lis, je crois que nous avons eu ,nous, beaucoup de chance pour la météo de notre séjour.ET je ne me lasse pas de regarder les photos, car je voudrais faire un petit livre, mais je crois que si c’est comme votre passeport, je vais prendre le gros format…Plein de kisses  Isabelle Losseau-Seny rue du château, 30 6536 Donstiennes Belgique 071/53 40 910495/51 40 91

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