Syl
Issue d’une famille de 4 enfants, et avec un papa agriculteur, je n’avais jamais fait de grands lointains voyages. On partait assez souvent, mais plutôt pour 1 ou 2 semaines, en France la plupart du temps.
Mon premier « grand » voyage était celui qu’on a fait ensemble au Nicaragua, et en fait ça à été une grosse déception pour moi. Ce voyage était beaucoup trop court, fait beaucoup trop en mode touriste et en étant un peu coincées par la peur… cette peur de l’inconnu qui mène à un immobilisme et l’indécision.
Je me suis rendu compte que j’avais envie de plus… Pourquoi se limiter à quelques jours ? Pourquoi ne pas pouvoir dépasser cette peur de l’inconnu et aller voir tous ces pays auxquels on a rêvé, entendu parler, trouvés magnifiques dans des films ? En fait, j’ai compris qu’il était possible pour moi de réaliser ce qui avait toujours été un rêve lointain et irréaliste. On s’est dit alors que c’était maintenant ou jamais. On n’était pas bloquées par nos boulots, ni par d’autres obligations contraignantes, on était encore dans les critères de moins de 30 ans, … So let’s do it !
Ça a pris un peu de temps pour affermir la décision, mais je crois qu’elle était prise dès qu’on a osé l’évoquer tout haut !
Depuis lors, on est parties au Japon. Ce n’est pas du tout comparable à ce qu’on projetait de faire mais j’ai déjà ressenti du plaisir à se débrouiller seules et à voir/sentir/goûter des choses différentes de ce dont on a l’habitude. Ce voyage a été pour moi une belle confirmation qu’on était sur la bonne voie.
Luce
Ma famille a toujours été grande voyageuse. Mes grands-parents ont vécu longtemps en Afrique et ma mère y est née et y a vécu jusqu’à ses 10 ans. D’autres membres de ma famille, oncle, tante, cousin, cousine et même mes frères, ont beaucoup voyagé et/ou vécu à l’étranger. Cela m’a permis de déjà voyager pas mal avec mes parents qui m’emmenaient voir mon cousin, ou mon frère. Voyager m’a donc toujours semblé naturel.
Après mes études secondaires, une de mes plus proches amies avait décidé de partir un an à l’étranger avec un programme d’échange. Cela m’a donné l’envie à moi aussi de partir et de pouvoir découvrir le Japon (et oui, à l’époque j’étais fan des mangas et des films d’animation du studio Ghibli… bon en fait, c’est toujours le cas !). Cette année d’échange m’a sacrément changée. Le début fût rude. Même si j’étais assez indépendante, j’ai eu un gros mal du pays pour commencer. Mais au fur et à mesure de mon apprentissage de la langue et de la culture, je me suis acclimatée et j’ai découvert des personnes formidables. Je suis revenue beaucoup plus ouverte et toujours tentée par « faire » quelque chose.
Mais les ans ont passés et moi qui m’était jurée d’y retourner rapidement, je n’en ai pas pris le temps et je me suis retrouvée à nouveau un peu plus pantouflarde, à préférer une soirée calme à la maison. Quand j’ai commencé à travailler, la routine du train-boulot-dodo m’a rapidement étouffée. Ce n’était pas la vie que je pensais vivre… Mais que souhaitais-je vivre vraiment ? Cela reste encore un point d’interrogation. Voyager à nouveau, j’en avais eu l’envie à la fin de mes études, mais Syl avait commencé à travailler et n’était pas prête pour cela.
Puis nous sommes parties au Nicaragua pour notre voyage de noces. Comme Syl l’a écrit, ce fût notre déclic. Le trop peu de temps passé sur place nous obligeant à nous presser pour « tout » voir nous a frustré et nous a conduit à vouloir plus, beaucoup plus !
Le projet a muri et après avoir fait la liste de nos envies, nous avons commencé à planifier.
Nous
La décision étant prise, on a prévu 2 voyages de « préparation » : la Corse et le Japon. Les deux voyages ont été concluants et nous ont permis de déjà tester une partie de notre matériel.
On a aussi commencé à réfléchir à ce qu’on attendait de ce voyage. Pour Luce, c’était clair, elle voulait se découvrir un peu plus elle-même, et pouvoir comprendre ce qu’elle attend de la vie et ce qui la passionne vraiment. C’est peut-être aussi la repousser dans ses retranchements et la pousser à sortir de sa zone de confort. Pour Syl, c’était plus partir à l’aventure, voir le monde et rencontrer d’autres cultures. Pour l’une comme pour l’autre, c’est vivre au jour le jour, laisser tomber la routine et être sans attaches (ce qui est en fait également contraignant, quand on doit toujours être prêtes à changer d’endroit et qu’on n’a pas de « chez soi »).
L’idée de notre logo et de notre « nom » vient de tous ces éléments. On veut pouvoir s’émerveiller du monde qui nous entoure, et ce, sans perdre le nord. Nos racines belges nous important également à toutes les deux, c’est de là qu’est venu l’idée du nom… Littéralement : « 2 belges libres », ce qui devient « 2 BE free » (et la référence au boy’s band nous faisait aussi bien marrer !).
On ne sait pas si ce voyage répondra à toutes nos attentes (en tout cas, en termes d’aventure, c’est sûr, on sera servies), mais ça fait aussi partie du jeu.
Le but étant de ne pas se prendre la tête, donc… « on verra » !

