Coups de cœur ! …et ce qui ne nous manquera pas !

Nos coups de cœur pour la Mongolie

1/ La nature, les paysages et l’espace

Dès que l’on sort d’Oulaan Bataar, la nature est omniprésente et semble immense. Ou plutôt, c’est nous qui semblons minuscule face aux plaines, aux montagnes et aux lacs.
Où que l’on regarde, on a toujours l’impression de voir des paysages à perte de vue, avec de temps en temps, des petits points lumineux : les yourtes blanches.

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 La lumière et les couleurs créent des effets incroyables sur les hautes herbes qui ondulent au gré du vent. C’est comme si les paysages étaient toujours changeants.
Les plaines sont tantôt vertes, tantôt brunes ou même argentées lorsque parsemées d’edelweiss. Certaines montagnes ressemblent à du velours ou du duvet, mais d’autres sont parcourues d’éruptions caillouteuses. Des failles et des sortes de canyons rocheux traversent parfois des plaines, comme une énorme fissure dans la terre.

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L’ensemble dégage une impression de sérénité et de calme. Ici, on vit au gré de la nature et on s’adapte à elle (et non l’inverse). La philosophie globale est « on verra ». On vit le moment présent sans se prendre la tête.

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Qui dit nature, dit également animaux. Les troupeaux sont en liberté et se déplacent selon la nourriture. Le soir, cependant, ils rejoignent généralement le camp de yourtes, même si parfois ils restent aussi en liberté plusieurs jours, ou bien se perdent. Le camp de yourtes est pour eux une source de sécurité puisqu’il y a des chiens qui les protègent des loups la nuit.

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Quand on parle de troupeaux, il s’agit de troupeaux de moutons et chèvres, de yacks, de chevaux, et même, de chameaux. La steppe leur appartient, même s’ils sont couchés sur la piste… Il faut alors les déloger à grands coups de klaxon après avoir freiné au dernier moment !

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On a également vu des milliers de chiens de prairie, courant et sautant dans leur trou, ainsi que des vautours et des aigles majestueux qui nous survolaient de près.

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Bref, la nature nous a vraiment impressionnées et reste notre number one des coups de cœur !

2/ La chevauchée et le galop dans la steppe

Notre second coup de cœur est les chevauchées que l’on a fait aux abords du lac Kösgvöl dans le nord. Les éleveurs étaient assez « cool » et nous ont permis de monter assez librement. Bien que les selles ne soient pas très agréables (selles semi-mongoles, semi-russes, en bois, avec un coussin dessus), on a pu profiter du paysage autour du lac. Comme il a neigé la première nuit qu’on a passé là-bas, les montagnes étaient toutes blanches et les paysages étaient magnifiques.

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Les chevaux étaient réactifs mais gentils (sauf pour Syl qui a eu le cheval le plus nerveux, qui part au triple galop pour un rien et qui a failli la désarçonner à la toute fin !). Luce a adoré son « Gripoil », gentil et suiveur.

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On a pu terminer ces deux jours de chevauchée par un galop, petit ou grand selon les chevaux, et c’était magique !

3/ Les ciels étoilés

Loin de la pollution lumineuse d’Oulaan Bataar, les ciels la nuit étaient complètement incroyables ! On n’a jamais vu des ciels comme ça en Belgique, ni nulle part ailleurs. La voie lactée était visible et donnait vraiment cette impression de nuage d’étoiles. Il faisait vraiment très froid, mais on s’est bien emmitouflées et on est sorties faire des photos. Bon seulement une fois, parce que c’était vraiment trop froid !

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4/ Le sens de l’accueil chez les nomades et gens de la campagne

Plusieurs fois au cours du séjour, nous avons été accueillis chez des éleveurs nomades pour passer la nuit. Quelle que soit l’heure, ils nous reçoivent toujours dans leur yourte pour nous offrir un bol de thé au lait et un « biscuit »-fromage (assez particulier, car très acide et avec un goût de citron ou de lait suri), ou des beignets ou du pain à la crème de yack.

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On nous a également très souvent offert la vodka-mongole, faite maison, à partir de lait de yack (d’où son goût de lait fermenté). Chaude, elle était souvent meilleure.

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La dernière famille nous a accueilli selon la coutume mongole. L’homme présente sa tabatière et chacun à son tour on l’ouvre, on prend avec une mini cuillère le « tabac » (c’est plutôt de l’encens) qui est dedans et on le respire, d’abord avec la narine droite, puis la gauche. C’est leur façon de dire « bienvenue ».

Leur sens de l’accueil s’est aussi traduit par le prêt, par la femme d’un éleveur-guide lors d’une randonnée à cheval, de ses trois deels (habit traditionnel mongol assez chaud, porté par les hommes comme par les femmes), étant même gênée de nous les prêter alors qu’elles sentaient le lait car elle les avait utilisées pour la traite.

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Ce qui nous a le plus impressionné, c’est qu’un midi où on était censés manger dehors, on s’est littéralement invités chez quelqu’un qui habitait au bord de la route pour échapper au froid. La dame nous a ouvert sa cuisine et nous a même offert de la vodka (by the way, très bonne !). Impensable dans nos pays occidentaux !

5/ Les couleurs

La Mongolie a renoué depuis la fin de la période de répression communiste (fin 1970) avec son passé (Chinggis Khan !) et avec la religion bouddhiste. L’intérieur des yourtes reprend donc les couleurs du bouddhisme, l’orange en fond et toutes les autres couleurs en motifs. Même si de l’extérieur la yourte parait simple (blanc de chez blanc), l’intérieur est une toute autre histoire. Mobilier, structure de la yourte, soieries des « murs », le tout est très coloré et coquet.

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Les temples, par contre, semblent plus subir l’attaque des températures et du soleil. L’intérieur reste très joli mais l’extérieur fait souvent décrépi.

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Ce qui ne va pas nous manquer

1/ Le FROID

On n’était peut-être pas très réalistes, car on n’a jamais imaginé qu’il ferait si froid. Les températures que nous avions vues variaient de 15 à 20 degrés, à Oulaan Bataar. La réalité sur le terrain était toute autre !

Le soleil donne une bonne impression de chaleur, mais le vent reste traître, et dès que le soleil disparait, les températures chutent immédiatement. Ce qui fait que dès le premier jour après notre départ d’Oulaan Bataar, Luce a attrapé une bonne grosse crève. Faut dire que la première nuit, il a grêlé au point que le sol était tout blanc et les montagnes se sont couvertes de neige.

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Si au moins on avait pu avoir chaud la nuit… mais le système de chauffage des yourtes n’est pas du tout aussi efficace que ce que l’on croyait ! Un feu le soir pour réchauffer un peu l’atmosphère (et là, il fait vraiment très chaud pendant 10 minutes), et plus rien jusque 6h du matin. Le bois et le poêle ne sont pas du tout efficients. Le bois est de pin et brûle instantanément. Pas moyen de garder un feu plus de 30 minutes sans le recharger (et encore, c’est déjà limite). Bref ! un marché pour Stûv ?

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En plus du fait que le feu ne tient pas le coup, les températures la nuit descendent vraiment bas. Il a même gelé, et pas qu’un peu ! A 6h du matin, il doit faire 2-3 degrés dans la yourte. L’agence nous fournissait des sacs de couchage assez chauds en apparence, mais pas suffisamment pour Luce.

Petite cerise sur le gâteau, on a même eu une nuit dans un tipi, sans feu du tout. Mais là, on a demandé beaucoup de couvertures et on a dormi collé-serré.

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2/ La nourriture

Ça on s’y attendait… mais quand même ! C’est quasi impossible de trouver un plat sans viande (et dans ce cas-là, il n’a aucune saveur).

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La viande, souvent du mouton, enfin presque toujours du mouton, est en plus bien grasse. On suppose que c’est une façon de lutter contre le froid, mais pour nos estomacs pas très habitués, ça restait difficile. D’autant que la viande était parfois séchée, ce qui lui donnait un goût très intense et que les plats étaient rarement accompagnés de légumes (sauf si les patates sont considérées comme tels). Végétariens, s’abstenir !

On a aussi testé le « barbecue » mongol. D’abord, la version de la marmotte (oui, on a mangé de la marmotte !), où l’animal est décapité et fourré de pierres brûlantes pour cuire de l’intérieur, et chalumeauté de l’extérieur (pour retirer les poils). Ensuite la version plus classique où on met des morceaux de mouton découpés dans une casserole à pression, en alternant des couches de mouton et de pierres brûlantes, et en terminant (parce que c’était nous), par des patates, carottes et oignions. Le tout reste ensuite sur le feu pendant 50 minutes. Dans les deux cas, le goût de la viande est vraiment très fort.

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Les petits biscuits-fromages d’accueil, bien que très gentils dans l’intention, sont assez difficiles à manger. Dire qu’ils sont considérés comme des bonbons ! Il y a en effet la version salée et sucrée, mais dans les deux cas, le goût qui prime est celui du vieux lait suri (ou du citron) séché au soleil. Mis à part leur goût, ils sont souvent très jolis.

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Enfin, le thé, même au lait, était assez bon. Mais Luce est tombée sur un thé sans lait, pour lequel le gras du croupion du mouton avait été trempé dans l’eau utilisée… assez imbuvable !

Par contre, en matière de beignets, crêpes et ravioles, les mongoles sont assez doués. Syl s’est fait peter la panse aux beignets, accompagnés de crème de yack, et Luce, aux ravioles, même si fourrées de mouton !

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3/ Les toilettes

Ça aussi, on pouvait s’y attendre ! Pas de toilettes dans la steppe, mais plutôt des sortes de petites cabines en bois, en tôle ou en palette, entourant un trou, plus ou moins profond selon les endroits. Certains jours on était contentes d’avoir la crève, puisqu’on ne sentait rien.

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Les petites cabines sont aussi souvent assez loin des yourtes (50 à 300 mètres), et donc la nuit, on ne se pose pas de question et on va pisser à trois mètres derrière la yourte. Quand on entend les loups au loin, on n’hésite pas longtemps !

4/ La pollution et les bouchons d’Oulaan Bataar

Dire qu’on pensait que Bruxelles était surbouchée… et ben non ! A Oulaan Bataar, peu importe l’heure, il y a toujours, toujours !, des bouchons. On s’en est rendue compte dès notre arrivée à l’aéroport, vers 12 heures un lundi, on n’avançait pas. Parfois, on restait bloqué 10 minutes sans bouger d’un poil !

Et malgré les prius hybrid à tous les coins de rue, la pollution est extrêmement intense. Vraiment désagréable !

3 réflexions sur “Coups de cœur ! …et ce qui ne nous manquera pas !

  1. Coucou les filles!
    Je commence (enfin!!!) à lire votre blog!
    Vous écrivez vraiment bien et c’est captivant! Merci beaucoup! Je me réjouis du reste de la lecture 🙂
    J’espère que vous allez bien et je vous envoie un gros « Umarmung » d’Allemagne! 🙂

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