Ce qui nous a directement marquées quand on est arrivées à la sortie de l’aéroport, c’est que le parking était rempli de Toyota Prius hybrides… presque 2 voitures sur 3 ! Les voitures japonaises en général sont omniprésentes, avec même plein de grosses Lexus ! D’ailleurs quand on est montées dans le taxi qui nous attendait, le volant était à droite et le GPS parlait en japonais ! On s’est posé la question de savoir si on roulait à gauche en Mongolie… et bien, non ! On roule à droite même si du coup, plus de la moitié des voitures ont leur volant à droite. Pratique ! On a posé la question à notre guide qui nous a expliqué que les Prius, « c’est pas cher ». En gros, il y a des filières de récupération des Prius de seconde main en provenance directe du Japon. Petit extra concernant les voitures, les Mongols adorent manifestement mettre des couvre-volants. Dans la plus pourrie des Prius, on trouvera un couvre-volant à strass brillants ou effet bois ou encore en moumoute.

Malgré la présence en très grand nombre de voitures hybrides (ce qui rend la traversée des routes encore plus dangereuse, vu qu’on ne les entend pas), l’air à Oulaan Bataar est terriblement pollué. C’est désagréable de marcher dans la rue, et il faut absolument fermer les fenêtres au moment où ils commencent à faire à manger, sous peine de laisser entrer la vague de fumée opaque à l’intérieur. Entre la quantité énorme de voitures, 4×4, camions et bus, et la combustion du charbon dans les centrales et les maisons, c’est limite irrespirable.
Le trafic à Oulaan Bataar est un gentil bordel, rythmé par les coups de sifflet des policiers de carrefour (que le feu soit vert ne veut pas forcément dire qu’on peut passer…) et surtout pas les coups de klaxons incessants.

Si dans Oulaan Bataar ça signifie généralement « bouge ta voiture de là » ou « ne te décale pas comme ça », ça peut tout aussi bien signifier « attention je dépasse » ou « merci de t’être décalé » quand on est dans la campagne ou la piste. Sur la piste, c’est plus fréquemment « bouge de là mouton stupide » ou « ne traverse pas là petit yack ».
Il faut dire que l’expérience de la piste est assez surprenante au début. On avait un super chauffeur, qui connaît la piste comme sa poche et qui du coup roulait comme un malade (non ce n’est pas un soucis de rouler à du 60km/h sur une piste de terre avec des trous et des animaux partout). Il est passé par des endroits où nous ne serions jamais passées (pistes penchées à plus de 45°, rivières dont on ne voit pas le fond, petits ponts très douteux, passages avec des cailloux tranchants, entre autres).


Chaque passage nous confortant dans l’idée de ne pas avoir loué un 4×4 et taillé la piste ! Mais du coup, on a été bien secouées, même si on s’y fait (on a même dormi dans ce van !). En plus, on a dû « subir » la musique traditionnelle mongole de Billgai, notre chauffeur, en boucle pendant les 12 jours de route ! Allez, on s’y fait aussi, Luce aimait même bien, mais ça reste en tête.
Encore un dernier point qu’on voulait mentionner, c’est que malgré la rudesse de la vie nomade des éleveurs, ils ont réussi à s’adapter et à utiliser la technologie pour se faciliter le quotidien. Même si leurs tâches de base (traite des yackettes et des juments, préparation de la nourriture, récupération des troupeaux éloignés, coupe du bois pour le feu, etc.) n’ont pas beaucoup changé, ils ont à présent des panneaux solaires, qui leur permettent de charger des grosses batteries de voiture et du coup d’avoir la lumière, la télévision, le téléphone, de charger leurs smartphones. On a même vu un congélateur dans une yourte et notre guide nous a dit que certains nomades avaient des machines à laver !

Ils ont aussi des voitures, des gros 4×4 ou même… des Prius (oui, c’est tout aussi adapté à la piste la Prius !). Ils ont aussi des tronçonneuses et des motos ! Assez fun d’ailleurs de voir les éleveurs rabattre leurs troupeaux à moto à la place des traditionnels bergers à cheval.

super intéressant vos commentaires ….on sens bien le comment les gens vivent . Maintenant j’attends avec impatience une rencontre qui vous émeut . Mais c’est gai de vous voir tout heureuses ainsi à la découverte .
Kiss martine
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