Notre arrivée compliquée en Nouvelle-Zélande

Quitter Bali ne s’est pas avéré aussi facile que ce qu’on aurait pu croire…

D’abord, nous sommes arrivées à l’aéroport après une journée de roadtrip, donc autant dire… suantes, puantes, collantes ! Comme nous sommes arrivées très tôt, ni une ni deux, nous avons sorti gant de toilette et essuie et nous sommes allées nous laver et nous changer… dans la toilette pour handicapé ! Après ce premier rafraîchissement, on s’est dit qu’on devrait quand même se laver les cheveux en plus, après la chaleur du casque, ce que nous avons fait… à même l’évier des toilettes et avec leur savon ! Hippie style, mais heureusement qu’on a les cheveux courts !

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Après ce premier épisode, nous nous dirigeons vers le check-in et là… « Lucie ? » No way ! Une Japonaise du programme d’échange d’il y a 10 ans, Yumi, l’avait reconnue dans un endroit assez improbable… Elle est forte, celle-là ! Après des retrouvailles assez courtes, car on doit quand même prendre un avion, on se rend vraiment au check-in ! Et là, ça se complique…

« La dame dl’aéroport, au bureau du check-in, elle veut l’billet de retour, veut pas nous laisser in…
T’es là que tu lui expliques, que tu sors ton visa et v’la qu’elle te réplique qu’elle peut pas changer l’système ni mettre en accent sur le « e », elle a pas l’droit la petite et t’auras pas ton boarding pass.
Alors elle te sourit et t’dit d’acheter un ticket, en rajoutant, « plus qu’20 minutes pour acheter ton ticket »
Et v’la que Luce s’emballe et qu’elle lui fait sa juriste, qu’elle lui dit « no way, we’re not buying a ticket », et puis qu’on appelle son manager parce qu’avoir fait ce que l’on pense, on l’aurait retrouvée morte gisant dans son incompétence ! » (comme dirait Lynda Lemay).

En gros, elle nous soutenait mordicus qu’il fallait un billet de retour ou de continuation pour pouvoir entrer sur le territoire, alors que le visa « working holiday », valable 1 an, stipulait exactement l’inverse. En plus, futurs parents qui nous lisez, faites attention, éviter tout caractère spécial dans les prénoms (le premier et les autres) de votre enfant. A chaque embarquement, on a des soucis avec le é de Véronique (le deuxième prénom de Sylvie), et dans ce cas-ci, il avait complètement disparu. Difficile de faire passer Vronique pour Véronique, il a donc fallu appeler l’immigration Néo-Zélandaise.

Le manager est venu à la rescousse, mais même lui a dû passer une bonne demi-heure à bidouiller le système pour nous faire passer. Nous qui étions là 3 heures à l’avance, nous avons eu 10 minutes pour souper avant notre vol de 6 heures vers Sydney.

Nous sommes arrivées à Auckland, sur l’île nord de la Nouvelle-Zélande (NZ), le lendemain après-midi et après avoir pris encore 5 heures de décalage horaire. Nous voilà donc à 12 heures de décalage avec la Belgique. Quelle sensation étrange de savoir que l’on va fêter le nouvel an alors qu’il ne sera encore que midi là-bas !

Nous avons passé les premiers jours à prendre nos marques, trouver le bus et le train, trouver une banque pour ouvrir notre compte et récupérer notre numéro de tva (et oui, on compte travailler, donc payer des impôts !), chercher un van vivable, …

Nous avions décidé de nous installer dans un airbnb en attendant de trouver notre van… et bien il s’avère que cela ne convient pas aux banques. Avis aux futurs pvtistes en NZ, allez dans un hostel directement et demander une « preuve de domicile » qu’ils vous donneront d’office, et qui vous sera nécessaire pour ouvrir un compte en banque.

Mais c’est la recherche du van qui s’avèrera la plus compliquée ! On passera des heures et des heures à chercher et lire des offres, contacter des potentiels vendeurs, … finalement, c’est le week-end, à une « foire au van » qu’on le trouvera !

Voici donc la bête qui nous servira de maison pendant les … 9 prochains mois !

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Ah oui, on doit aussi vous dire… on a changé nos plans et on s’est dit que passer seulement 3 mois en travaillant, alors qu’on pourrait rester 1 an, c’est quand même trop bête ! On va donc prolonger et changer complètement notre itinéraire. On rejoindra directement l’Amérique du sud en automne de l’année prochaine et on terminera par les USA et le Canada au printemps et été 2020. Retour prévu (actuellement !) fin août 2020.

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