Into the wild wild Red!

Notre second roadtrip étant très long, nous avons décidé de le couper en deux articles différents. Voici donc la première partie de ce trip qui nous mènera de Darwin à Sydney, mais nous ne nous focaliserons donc que sur la partie de Darwin à Coober Pedy, majoritairement dans le Northern Territory (ou juste Territory) où se trouve aussi le Red Center.

Nous avons débarqué en avion à Darwin, au nord-centre du pays, le 25 août, encore ravies par notre séjour de plongée. Notre première impression ? Celle d’avoir changé de pays ! On se croirait en Thaïlande, avec un aéroport non desservi par les transports en commun, une chaleur étouffante (mais très sèche) et manifestement un autre niveau de vie. Faut dire que notre choix de logement (une auberge de jeunesse la moins chère sur booking) n’a probablement pas aidé à notre impression. Elle ressemblait plus à une résidence universitaire louvaniste très crasseuse, avec une moyenne d’âge inférieure à 20 ans et des écriteaux avec « girl, do you feel safe ? » dans les toilettes. On est définitivement « too old for this shit » ! Parfois, il vaut mieux payer un peu plus.

Passé cette impression, nous profitons quand même du waterfront très sympa, avec un lagoon d’eau de mer aménagé et gratuit (pour protéger des méduses en saison) et un lagoon artificiel du genre piscine comme vu un peu partout dans les grandes villes de la côte est. L’ambiance est très agréable et nous nous offrons un verre bien rafraîchissant !

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Rétrospectivement, il vaut probablement mieux passer un bon moment pour le coucher du soleil à Mindil beach, qui nous a été post-conseillé et qui était malheureusement à la dernière page du guide sur Darwin dans un petit encadré (trop?) discret.

Le lendemain, nous récupérons déjà notre van Britz, bien plus confortable que le Spaceship du premier roadtrip, et en profitons pour aller visiter le musée de Darwin. Ce dernier en vaut vraiment la peine car il regroupe plusieurs expositions sur divers sujets tous très intéressants. Nous avons d’abord un nouvel aperçu de la faune du Territory, puis nous découvrons un brin l’art aborigène (moderne) et enfin nous en apprenons un peu plus sur l’histoire de cette partie du pays qui a connu de sacrés dommages lors de la seconde guerre mondiale, puis des catastrophes naturelles dont un cyclone qui a détruit une très grande partie de la ville dans les années 70. Par ailleurs, il y aussi des explications sur le début des relations pas toujours faciles avec les Aborigènes. De fait, le Territory est l’état avec la plus grande population d’Aborigènes du pays et recèle aussi de nombreux sites sacrés pour eux.

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Nous prenons ensuite la direction des parcs nationaux qui se trouvent dans les environs de Darwin. Nous avons longtemps hésité entre Kakadu national park et Litchfield national park, avec une préférence pour Kakadu. La dame de Britz nous a cependant convaincues de faire les deux, en commençant par Litchfield car celui-ci se faisait en deux heures… ou pas ! Il nous aura pris bien plus que deux heures, mais nous sommes quand même très contentes de l’avoir découvert.

Litchfield est célèbre pour ses termitières géantes et ses chutes d’eau et « waterholes » où l’on peut se baigner. Nous n’avions pas compris l’adoration des Australiens pour tous les endroits de baignades… maintenant oui ! Avec plus de 30 degrés, nous avons tellement chaud que l’idée d’aller se rafraîchir nous a vraiment motivées pour aller jusqu’à Wangi falls, au bout du parc, et nous baigner même en sachant qu’il y avait 4 crocos d’eau douce, appelés « freshies » (bien plus petits et moins dangereux que leurs cousins d’eau salée, les « salties »).

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La cascade n’est évidemment pas très impressionnante puisque nous sommes en pleine saison sèche et que l’eau se fait de plus en plus rare, mais cela nous fait un bien fou ! Peut-être que nous aurions été moins rassurées en sachant qu’une attaque avait eu lieu (ou a eu lieu juste après notre visite) sur un couple. Il faut cependant reconnaître que ces personnes n’auraient probablement pas survécu à la sélection naturelle puisqu’ils ont décidé d’y aller à 18h30, donc au crépuscule qui est l’heure des crocos, et d’aller dans la partie du waterhole que nous avions directement repéré comme étant un endroit à éviter. Faut croire que nos instincts sont meilleurs que les leurs…

Comme il était déjà tard, nous dormons pour notre première nuit dans le parc où se trouve un camping reculé. Celui-ci n’était pas très recommandé, mais il nous parait assez correct, mis à part la présence du Monsieur de la Veuve noire (la fameuse Redback), laissant supposer la présence de la Veuve elle-même. Luce ne panique cependant pas et reste assez raisonnable malgré ses checks systématiques des toilettes (quoi de pire que de se rendre compte qu’il y a une araignée ou un serpent alors qu’on est occupé ?!).

Nous découvrons aussi les Florence falls et autres waterholes. Ces chutes sont plus impressionnantes car il y a encore de l’eau qui coule en grande quantité alors que nous sommes quand même en zone semi-désertique. Nous profitons encore d’une baignade rafraîchissante avant de prendre la direction de Kakadu.

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La route est bien plus longue qu’escomptée (mais nous nous arrêtons quand même pour faire le plein, c’est la prudence de base ici) et nous rejoignons finalement Ubirr, tout à l’est du parc, pour y découvrir les premiers « rock art » (ou peinture rupestre) peints par les Aborigènes au cours des 20 000 à 100 dernières années. Ces peintures sont vraiment très très belles. Les plus anciennes sont plus basiques (la forme d’un animal en ocre rouge), mais avec le temps, les dessins sont devenus plus détaillés, avec notamment des « x-ray » des animaux (donc l’intérieur, les arrêtes ou le squelette).

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Ils peignaient généralement les animaux mangeables, à la fois comme trophées de chasse, mais aussi pour les faire revenir et pour indiquer à d’autres clans ce qu’il y avait de mangeable dans la région. Dans les peintures les plus récentes, on peut aussi voir l’apparition de l’homme blanc, avec sa pipe, ses mains dans les poches et ses bottes.

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Ubirr est aussi un magnifique point de vue sur la région. Il y a d’autres formations rocheuses dans les environs qui sont aussi impressionnantes, mais ce qui nous interpelle le plus ce sont les « billabongs », ces zones d’eau stagnantes qui couvrent une partie du parc et qui sont les résidus de toutes les pluies qui tombent lors de la mousson. Ils sont le lieu de vie de nombreuses espèces qui y trouvent refuge à la saison sèche, en ce compris les fameux « salties », il vaut donc toujours mieux faire attention.

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La région, et surtout la chaleur n’invitent pas à la balade mais nous allons malgré tout faire un tour de deux heures avec un ranger au second site de rock art de la région, Nourlangie rock. L’art est assez similaire à celui d’Ubirr mais les explications du ranger nous permettent de comprendre beaucoup sur la vie aborigène et ses règles, sur la gestion du parc, sur la faune et la flore, …

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Il nous explique le concept de kinship, qui divise le clan en huit différents skinnames, qui proviennent de la mère, et deux différentes moities, qui viennent du père. Ces subdivisions dictent les relations entre les personnes (toutes les personnes qui se trouvent dans la division de ta mère sont tes mères, tous ceux qui sont dans ta propre division sont très frères et sœurs, etc.) et avec qui il est convenable de se marier. Cela permet d’éviter les éventuels problèmes de consanguinité et cela définit les interactions acceptables (les frères et sœurs ne peuvent pas avoir de contacts).

Le parc a été « rendu » aux Aborigènes dans les années 80 et se trouve actuellement dans un système de gestion conjointe avec un conseil d’administration mixte (Aborigènes et représentants des différents niveaux de pouvoir australiens). Ils décident notamment du contrôle des populations animales car suite aux échecs des différentes tentatives d’élevages, des animaux étrangers ont été relâchés dans la nature et s’y sont développés. Il y a donc à présent des troupeaux de buffles ou de chevaux sauvages qui font beaucoup de dégâts sur la faune et la flore locale.

Ils doivent aussi gérer les feux de broussaille, allumés intentionnellement durant la période qui précède les mois les plus secs, au moment le plus frais mais encore légèrement humide, pour créer des « cool fires » faciles à gérer. Cela permet d’éviter que le feu parte de manière naturelle à une période pendant laquelle les conséquences d’un tel feu pourraient être désastreuses sur la faune et la flore. C’est une pratique mise en œuvre par les Aborigènes depuis très longtemps et qui est faite en mosaïque pour permettre aux animaux d’avoir toujours un refuge et faire en sorte que la végétation soit à différents stades de croissance. Certaines plantes et arbres ont évolués en conséquence et résistent à ces cool-fires.

On nous explique aussi certaines histoires fondatrices pour les Aborigènes qui décrivent partiellement la création et les règles à suivre sous forme de conséquence quand elles ne sont pas respectées (souvent, ils deviennent des crocos quand ils font des bêtises, genre se marier avec sa « sœur » !).

On se fait aussi plaisir en prenant une croisière qui part du billabong de Yellow water, où l’on voit une tonne de « salties », qui nagent juste à côté du (petit) bateau. Pas du tout flippant ! On voit même un bébé croco de 30cm de long.

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On y voit aussi pas mal d’oiseaux et on fait détaler deux kangourous, qui vivront par conséquent un jour de plus (un gros croco était en train de s’approcher très discrètement…). On peut se dire que la croisière fait double emploi par rapport à celle de la Daintree river (au nord de Cairns), mais les paysages sont vraiment très différents. Ici pas vraiment de mangrove mais des grandes étendues herbeuses où on verra même des buffles sauvages et des sangliers-chair à croco.

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En quittant Kakadu, dernière petite surprise d’au-revoir, une maman kangourou et son petit joey tout mignon traversent la route juste devant nous. On espère qu’elle lui apprenait à regarder avant de traverser !

Nous entamons notre descente vers le sud et le premier arrêt est la bourgade de Katherine. C’est ici que se trouvent les gorges du même nom. Notre planning étant serré (à tort, mais on l’expliquera plus tard) et étant arrivées en début d’après-midi, nous optons pour une croisière dans lesdites gorges car la balade ne nous aurait permis de voir qu’environ ¼ de ce qu’on a pu voir. Les gorges sont vraiment très impressionnantes, et nous profitons bien de ce moment calme sur l’eau et au frais pour fêter l’anniversaire de Luce. On y voit des freshies qui ont vraiment l’air plus mignons et gentils. On y croise aussi des gens en kayak (juste à côté des crocos) et si on avait eu plus de temps, c’est définitivement ce pour quoi on aurait opté pour avoir le temps et profiter. Il faut dire que ce n’est possible qu’en période sèche car sinon l’eau peut monter d’1m par heure et le courant devient alors vraiment très fort.

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Commence ensuite la longue partie du roadtrip… 779 kilomètres le premier jour pour relier Katherine à Devil Marble’s, à 100 kilomètres au sud de Tennant Creek (petite ville qui fait la jonction entre la Stuart Highway qui va de Darwin à Adelaïde et la route qui provient de Cairns). Nous ne pensions vraiment pas pouvoir faire autant de kilomètres en une journée, ce qui nous fait gagner presque 2 jours par rapport à notre planning initial. L’endroit est vraiment propice pour les photographes amateurs que nous sommes, surtout au coucher/lever du soleil, parce que c’est juste magnifique, avec des boulders qui semblent défier les lois de la gravité !

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Puis 539 kilomètres le second jour pour arriver à Omirston gorge, dans le McDonnell national park, à l’ouest d’Alice Springs. Cette dernière est la ville-oasis du centre rouge, avec un aéroport, des magasins et même un MacDo ! Mis à part la possibilité de faire le plein de vivres, la ville n’a aucun attrait et nous la quittons bien vite pour profiter du parc national qui est vraiment très impressionnant. Il s’agit d’une chaîne de montagne qui était autrefois aussi haute que la chaîne himalayenne mais étant plus vieille de 340 millions d’années, elle s’est beaucoup plus érodée. Le paysage est néanmoins spectaculaire !

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Nous passons par Simpson gap avant de continuer vers Omirston gorge où nous faisons une petite balade sympa, avec une très belle vue sur la gorge (même si ça ne donne rien en photo à cause de la luminosité).

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Nous dormons aussi sur place car l’endroit est vraiment paisible. La route continue après Omirston gorge pour rejoindre Kings Canyon et Uluru, nos prochaines destinations, mais n’est praticable que pour les 4×4. Nous devons donc rebrousser chemin et faire 579 kilomètres pour rejoindre Uluru (soit un détour total de 358 kilomètres). Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière, que nous regrettons amèrement de ne pas avoir loué de 4×4 à la place du van, d’autant plus que les 4×4 ici sont souvent équipés d’une tente de toit (une tente fixée aux barres de toit et qui se déploie pour faire un énorme abri au-dessus de la voiture). Sooo Aussie !

Nous arrivons donc à Uluru, le rocher le plus célèbre d’Australie. Nous ne savons pas si c’est parce que tout le monde en parle comme de la septième merveille du monde ou si nous avons encore sur la rétine les images d’Omirston gorge, toujours est-il qu’il ne nous impressionne pas tellement. Nous faisons une première mini balade, puis un premier tour en van (le tour à pied attendra le lendemain tôt au matin pour nous qui sommes déjà harassées par la chaleur) et nous nous arrêtons aussi pour le coucher du soleil sur ledit caillou.

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Sa surface a l’air lisse de loin, mais de près, on dirait la peau d’un éléphant lépreux.

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Ses formes aussi sont étranges. Au coucher ou au lever du soleil (car oui, nous nous sommes levées avant le soleil, dans le froid du désert, pour aller l’admirer), le rocher semble uniforme, mais en pleine lumière, on peut y discerner plein de monstres et même un stormtrooper qui se transforme en Jabba le Hut quand on s’éloigne.

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Beaucoup d’aspects du rocher sont sacrés pour les Aborigènes et nous n’allons d’ailleurs pas grimper au-dessus par respect pour leurs traditions. Certains de ses endroits sont pour les hommes, d’autres pour les femmes (et Luce trouve que ces derniers ressemblent souvent aux organes génitaux féminins). Il n’y a pas de photos car il est demandé de ne pas en faire, ce qui peut parfois être assez frustrant.

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Le parc comprend aussi un autre ensemble rocheux, appelé les « Olgas » ou Kata Tjuta, que nous avons également admiré sous toutes ses coutures, au lever et au coucher du soleil, ainsi qu’en faisant la balade complète de « la Vallée du vent ». Nous avons d’ailleurs la musique de Nausicaä (une œuvre d’Hayao Miyazaki, qu’on vous conseille vivement) en tête, même si le vent n’est vraiment pas assez fort. La balade est très belle et nous emmène entre les différents rochers qui nous surplombent de plusieurs centaines de mètres. Impressionnant !

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Nous faisons ensuite la route pour Kings Canyon, que nous aurions pu rejoindre avec un 4×4 depuis Omirston, et qui se révèle notre véritable coup de cœur de la région. Nous y faisons la « Rim walk », au lever du soleil (oui, on se lève tôt ces derniers jours). Nous grimpons en haut du canyon au moment où les rayons du soleil réchauffent enfin nos doigts glacés et la vue est remarquable.

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Mais ce que nous aimons encore plus, c’est de déambuler tout le long du dessus du canyon dans ce qui est appelé la « Lost city » et effectivement, on se croirait à Angkor ou dans ce qu’on imagine être une cité aztèque.

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Le plus impressionnant, c’est que tout ce qui nous entoure était des dunes de sables qui se sont tassées avec le temps en différentes couches pour former des monticules qui ressemblent à s’y méprendre à des temples angkoriens. Entre les paysages incroyables et le sentier qui les traverse en nous faisant gambader de rocher en rocher, nous ne pouvons dire ce qui nous a plu le plus ! Ça vaut selon nous très clairement le détour !

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Kings Canyon marque la fin de nos aventures dans le Red center et le Northern Territory puisque l’étape suivante est Coober Pedy, à 762 kilomètres de là, dans l’état du South Australia. Est-ce la fatigue de la route ou le fait que le matin même nous nous réveillions devant le canyon (notre emplacement de camping était juste parfait !), nous n’avons pas vraiment apprécié cette ville post-apocalyptique minière. Post-apocalyptique car les habitants ont trouvé refuge sous terre pour échapper à la chaleur. Ici, pas d’arbre en vue, même pas de buissons, seulement des monticules de terre issus des forages à la recherche d’opale.

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La seule chose qui était vraiment très mignonne, c’est l’église catholique, la première de la ville à avoir été creusée à la main sous terre évidemment.

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Cela conclut la première partie de ce roadtrip puisque l’étape suivante est Port Augusta et la région d’Adélaïde !

Ce que nous avons adoré

  • La terre rouge ! (pas « de Tara »…) Même si ça colore tout, des jambes aux draps (même après la douche !), elle donne cette impression de contrée lointaine et mystérieuse, inhospitalière mais magnifique !
  • L’outback. Cette impression d’être seules au monde sur des routes droites et sans fin au milieu du désert.
  • L’agencement des rochers. C’est à se demander quelle intelligence est à l’œuvre à la fois dans les formes, les agencements et les localisations qui permettent la survie des nombreuses espèces animales.
  • La faune locale. Kangourous, autruches, lézards, crocodiles, oiseaux, … tous les animaux ici nous étaient inconnus et sont vraiment fascinants ! Même les pigeons ont une houppette sympa et colorée.
  • L’art aborigène. Que ça soit sur les murs des sites sacrés ou plus moderne au musée de Darwin, nous avons vraiment apprécié les formes et les couleurs, notamment le dot painting.
  • La baignade en eau bien fraîche… Ça fait vraiment du bien !
  • Les signes de la main quand on croise une autre voiture/van/bus. Il faut dire qu’on n’en croise pas souvent, et ça fait toujours plaisir !
  • Goûter un vrai « Aussie » BBQ avec… du steak de kangourou !
  • Les caravanes-tentes magiques australiennes. On reste toujours pantoises devant les tentes de toit et les caravanes qui se déploient pour former ce qui nous semble être un palace harry-potterien. Pourquoi ils ne les font pas pareils chez nous ?
  • Les Australiens, qui viennent juste discuter et poser des questions sur tes voyages. Ce qui nous parait aussi fou, c’est qu’ils semblent tous connaitre la Belgique (même si leur niveau de connaissance varie…)

Ce que nous avons moins apprécié

  • La chaleur ! D’abord ça nous oblige à nous lever très tôt pour pouvoir marcher à des températures vivables, mais surtout ça a un peu pourri la vie de Luce qui nous a fait une belle poussée de boutons de chaleur très démangeants sur tout le corps.
  • Les animaux morts sur le bord de la route, explosés par la chaleur, démantelés par les charognards, et dans tous les états de décomposition possible. Quand c’est une vache, passe encore, mais quand c’est un kangourou, ça nous fait mal au cœur…
  • Les mouuuuuches ! Elles sont partout et elles veulent toujours rentrer dans ta bouche ! On a craqué pour des petits filets anti-mouche, mais ça n’aide pas le style…
  • La foule de gens dans le parc d’Uluru, particulièrement au lever/coucher du soleil
  • La politique de Britz sur les routes non-revêtues et notre stupidité de ne pas avoir mis le prix pour louer un 4×4
  • Les prix prohibitifs des campings et de l’essence dans les régions très touristiques et reculées (le prix du litre d’essence varie de $ 1,29 à $ 2,22 !!)

Bref… un tout autre style que la côte est, mais qui nous a autant, voire plus, plu ! En route maintenant pour le sud australien, Adélaïde, Melbourne et finalement Sydney. L’itinéraire n’est pas encore vraiment décidé. Chassez le naturel, il revient au galop !

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