One year in Aotearoa

On sait ce que vous allez vous dire… encore un article sur la Nouvelle-Zélande ? Et bien oui, un petit dernier pour la route !

Ce pays a capturé notre cœur et ne le laisse pas facilement passer à autre chose. Sur notre première année et demi de voyage, c’est très clairement lui qui est devenu notre favori, pas seulement parce qu’il y a énormément de belles choses, mais aussi à cause du mode de vie de ses habitants.

En un an, on a pu se faire une idée assez globale du pays. En d’autres mots, on ne se leurre pas concernant des aspects plus négatifs qu’implique la vie en Nouvelle-Zélande.

Les éléments plus difficiles à vivre selon nous

  • Un climat assez rude

Vous le savez déjà car on s’en est déjà plaint pas mal… Le temps ici peut être clément, voire caniculaire, mais est toujours très changeant. Sur une même journée, on peut avoir quasi 3 saisons, avec des variations de températures quand le soleil est de sortie, assez extraordinaires. La pluie peut survenir à tout moment, mais peut aussi s’installer plusieurs jours de suite. Ce n’est pas comme en Belgique quand il fait pluvieux, il fait gris et il y a des averses… en Nouvelle-Zélande, il peut pleuvoir à verse une journée entière, voire plus ! Comme nous étions en van, cela avait un impact important sur notre vie quotidienne et on a appris à lire les radars météorologiques (la météo n’étant pas très fiable vu le temps changeant), pour adapter au mieux notre planning.

Et puis, il y a le vent, qui glace jusqu’à l’os. Il ne fait pas tellement froid, les températures, quand on n’est pas dans les montagnes, descendent rarement sous zéro, mais le vent, combiné à l’humidité en hiver, peut rendre la vie bien plus difficile. Pas étonnant que la marque Icebreaker ait été inventée là-bas !

  • Les animaux nuisibles

Il y a évidemment les opossums et autres fouines qui sont des nuisibles au sens littéral du terme, introduits pour lutter contre la surpopulation de lapin (ou pour leur fourrure dans le cas de l’opossum) eux aussi introduits, et qui déciment les oiseaux endémiques de l’île. Quand on en voit, il faut accélérer ! Et cela fait partie des choses que l’on aura le plus vu en Nouvelle-Zélande… des opossums morts sur la route, ainsi que les pièges spécifiques à ces prédateurs disséminés le long des chemins de randonnées. Mais eux ne sont pas vraiment nos nuisibles… non, car le véritable nuisible de l’homme est la sandfly (mouche des sables) et accessoirement le moustique.

La sandfly est une mini mouchette, presque mignonne, qui a une taille lui permettant de s’infiltrer à travers les moustiquaires, et qui comme son nom l’indique, se trouve souvent dans les endroits sablonneux, mais surtout, humides (plages, bushes, lacs, rivières, forêts, …). Son nom est toujours au pluriel (sandflies) car il y en a rarement une ! Petite, mais vicieuse, elle vise principalement les chevilles pour lesquelles elle a un appétit sans limite. On ne la sent pas se poser, mais on sent bien ses petites « dents » féroces qui aspirent une goutte de sang. Et puis surtout, ça gratte… et pas seulement pendant 2-3 jours, comme pour les moustiques, mais pendant minimum une semaine, voire plus, et peuvent se « réveiller » plusieurs mois plus tard ! Nous les avons rencontrées, à notre plus grand déplaisir, et avons passé des soirées à se battre contre elles lorsqu’elles avaient infiltré le van.

  • Le paradoxe écologique

Nous en avions déjà parlé dans l’article du même nom il y a quelques mois. Pour nous, cet élément reste un des aspects les plus négatifs du pays. Nous avons du mal à comprendre comment les Néo-zélandais peuvent vivre dans cette dualité énergie verte mais surconsommation ou conscientisation mais recyclage douteux.

Evidemment, ne nous ayant jamais vraiment posé la question lorsque nous étions encore en Belgique, nous ne savons pas si la situation est meilleure chez nous. L’utilisation exacerbée de la voiture et les voitures de société est un réel problème dans notre plat pays aussi. Et ne parlons même pas du recyclage puisque la Belgique aussi exporte ses déchets. Il n’y a que du point de vue de la surconsommation qu’il nous semble que le Belge fait plus attention et a été plus conscientisé à commencer à la réduire et à diminuer ses déchets, notamment grâce à des alternatives (magasins de nourriture en vrac, cosmétiques durs plus eco-friendly, mouvement zéro-déchet, …). Cependant, il nous semble plus facile de vivre en autarcie en Nouvelle-Zélande qu’en Belgique. Les terres sont moins chères (ça dépend où évidemment !), l’eau de pluie abondante et la végétation pousse à une vitesse presque affolante. Des gens vivent d’ailleurs de cette façon, sans être raccordé à l’eau ou à l’électricité.

Malgré tout ça, si ce pays n’était pas littéralement à l’autre bout du monde, on aurait déjà tout claqué et rangé notre sac à dos pour s’établir là-bas ! Alors pourquoi un tel engouement ?

Nos coups de cœur

  • La diversité

La Nouvelle-Zélande est composée de 2 îles, pas vraiment grandes, mais qui pourtant recèlent une grande variété d’environnements différents. On peut passer des montagnes aux plages le long de l’océan en moins d’une journée (et parfois, on peut même voir l’océan en skiant). Les grands espaces, avec leurs plaines et leurs lacs immenses, n’ont pas le monopole des paysages grandioses. Une simple incursion dans une forêt ou une balade le long d’une petite rivière cristalline peut vous ravir le cœur et les yeux avec autant d’émotion. A chaque tournant, c’est l’émerveillement.

  • La nature préservée

Même si, vu la taille des îles, celles-ci sont fort exploitées, notamment par de grands élevages, praires ou bois, dès que la nature est laissée en paix, elle reprend très vite ses droits au point qu’on ait l’impression qu’elle a toujours existé. Les forêts en particulier ont un grand pouvoir de régénération dû à la combinaison terres volcaniques, soleil tapant et pluies abondantes. Par exemple, lorsque nous faisions notre périple en canoë sur la Whanganui river, une partie des forêts qui la bordaient avaient en réalité été rasées moins d’un siècle plus tôt. Pourtant, elles paraissaient complètement vierges et sauvages.

  • Les Kiwis (les gens)

Bien qu’ils soient parfois (voire souvent) un peu rustres, les Kiwis sont des gens adorables. Chez nous, on n’imaginerait pas de marcher en tong ou à pieds nus toute l’année, de vivre dans des maisons à peine isolées ou chauffées (il faut savoir se contenter d’une couverture chauffante), de faire des barbecues à tout va (d’ailleurs, après les toilettes publiques, le barbecue au gaz est la deuxième chose que vous trouvez partout et gratuitement là-bas) ou faire sécher son linge ou tondre la pelouse sous la pluie…

Mais à côté de cela, ils sont très accueillants, généreux et ouverts. Les relations avec les Maoris n’ont pas toujours été faciles, mais la culture maorie est désormais considérée comme une fierté nationale et fait partie de leur histoire, mais surtout de leur futur. Comme la majorité de la population est issue de l’immigration (même si certains sont là depuis plus longtemps que d’autres), cela génère une grande mixité sociale qui est bien acceptée et considérée comme une richesse et non comme une menace comme c’est le cas en Europe. Cela fait aussi en sorte que les Kiwis intègrent beaucoup plus les différences, pour notre plus grand plaisir !

  • La sécurité

Comme jamais avant, que ce soit en Belgique ou en voyage, nous ne nous sommes senties à ce point autorisées à être nous-même, à la fois en tant que femme et en tant que couple. Ils n’ont pourtant légalisé le mariage gay qu’en 2013, mais les mentalités sont bien différentes de chez nous. Personne ne nous a jamais dit « oh vous êtes mariées ? Incroyable ! C’est bien pour vous » de cette façon mielleuse qu’un Européen peut avoir comme si c’était anormal de s’assumer. En Nouvelle-Zélande, les seules réactions (quand il y en a, car c’est plutôt considéré comme normal), ont été un simple « congratulations » ! Ce sentiment d’être normales, nous ne l’avions encore jamais ressenti à ce point jusqu’à présent. C’est d’ailleurs probablement cet état d’esprit qui nous donne le plus envie de retourner vivre dans ce merveilleux pays.

Voilà donc (en bref, car on pourrait en parler pendant des heures) ce qui explique notre engouement… mais comme une photo vaut milles mots, voici en vidéo notre dernier hommage à la Nouvelle-Zélande

2 réflexions sur “One year in Aotearoa

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